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Ô
Soleil
Nous fûmes simples et nus
dès l’instant que vous vîntes

éclaircie
le sein que vous sortîtes
avec le soleil
Méditerranée…
l’horizon sans surface
mer et ciel face à face
peinture à l’eau de mer
du bleu ciel sur du bleu marine
halte de l’étang :
deux Tadorne de Bélon
entre deux mondes
plage de Maguelone
aller d’un demi tour
du sable à la lune
matin brumeux
oh ! déjà tout au loin
des nuages bleus
regard perdu
entre mer et ciel
également vastes
la plage nue
un tronc d'arbre échoué
sans écorce
deux couples allongés
un sur le ventre
un sur le dos
Maguelone…
une femme mystérieuse
en maillot
eau plutôt
que terre…
flotter par défaut
de s’envoler
plage
naturiste
un vol de sternes naines
au ras des vagues
Paons de Maguelone
Dans les acanthes séchées
une plume en fleur
les paons cachés
juste leurs cris
et une plume
Paon de Maguelone
l’imaginer sur la plage
sans ses plumes
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plage
naturiste
sur le sable
des traces
de pieds nus
Maguelone en
mai
une dame à
moitié
blonde
à moitié
brune
sur la plage
deux
anorexiques
allongées
côte à côte
soleil
levant:
l’ombre
avantageuse
du naturiste
dame nature…
l’allure
naturelle
de la
naturiste
Maguelone :
la dame
bronzée n’a
plus rien
à espérer
minikini
la taille de
son soutif
adaptée au
string
début du
printemps :
à peine
entr’ouvertes
deux
naturistes
belles
formes
c’est facile
d’être en
forme
quand on est
belle
plage de
Maguelone
des gens
déjà nus en
janvier
déjà bronzés
(25/01/12/
plein soleil
/ 18°C)
brume
d’automne
des hommes
adoucis
se
rapprochant
des femmes
peaux plage
et pensées
de plus en
plus floues
brume sur la plage
des silhouettes vagues
vont et viennent
première
fraicheur
imaginer ces
gens nus
tout
habillés
Maguelone
plage nue
sans maillot
équinoxe
un grain
entre ses
seins
(presque)
équidistant
dernier
jour d’été
elle montre
sa fidélité
au soleil
fin
septembre
plus de
grains de
sable
par
naturiste
détenus
au-delà des nues
les textiles
la fille en maillot
ses parents non plus
rien à perdre
magie du soleil
faire d’un deux pièces
une pièce
envol de l’été
les peaux bronzées migrent loin
vers les habits chauds
sculpture nature
ses seins de statue en chair
et bronzés
sel sur les lèvres
ses seins couleur caramel
au beurre salée
un dix octobre
l’eau de mer à vingt degrés
un plaisir pour deux
un cinq/sept/cinq pour un
tout nu et un deux pièces
nue pour une fois
gardant juste du maillot
la trace
plage de Maguelone…
un couple et son chien
tout nu
première fraicheur
imaginer ces gens nus
tout habillés
la plage nue
sous une femme confondue
Maguelone
iceberg
un bout de son sein blanc
émerge
tas de bois flotté
passe le monsieur chauve
et la dame lisse
septembre
elle remet d’abord
le haut
petit vent frais
le naturiste enfile
un textile
monde fluctuant
ses seins dans l’eau
deux fois plus gros
si elle en avait un
ça serait du 90 C
presqu’aussi beau
qu’une goutte d’eau
son nombril diamant
l’un brillant l’autre noir
deux soleils sur son corps
fin du monde
s’allongent l’ombre et l’espace
entre serviettes
sa peau si bronzée
son maillot noir invisible
étés passés…
deux dames avec leurs premiers strings
du début
leurs seins depuis
ont rajeunis
Maguelone…
ses seins naturels
dans du synthétique
plage de Maguelone
une dame ronde et lisse
sur les galets
plage naturiste
la dame timide
garde son string
deux corps nu liés
ai pied de deux vélos
d’homme
les fesses fermées
les seins ensablés
seule l’effluve blonde
sans bruit sans vagues
des corps dans la brume
sans queue ni tétons
les yeux glissants
sur les corps huilés
des gens âgés
rires d’enfants
les vagues chatouillent aussi
le ciel
croisant un vélo
malgré la vitesse
l’odeur du cyclo
Maguelone
plus personne à l’ombre
du vieux tamaris
peaux nues solaires
les corps stockent le désir
pour la nuit
deux dames en juin
avec un bronzage d’aout :
réchauffement
plage naturiste
tout le monde regarde
le voyeur
devant l’individu
dévoiler son derrière
06/2011
premier bain
les premiers corps moins beaux
que l’an passé
été précoce
la chaleur des poses
la pâleur des choses
04/2011
plage de Maguelone…
un couple et son chien
tout nu
vu sur la mer
un coquet deux pièces
ensoleillé
tour de main secret
son maillot normal
se change en string
un micron
de crème solaire
entre peau et regard
Maguelone
derrière la barrière
un bout de paon blanc
les plumes immobiles
sauf le bout en haut
Maguelone
Femme ouverte au soleil
sans voile
soleil - nuque
vent - cheveux, mer - hanches
fille en sable
soleil d’hiver
une femme sans rien
pleine de blancs
Plage au soleil
Mon nombril
sous son nombrelle
marchant vers moi
la dame sur la plage
de plus en plus nue
plage en septembre :
plus de monde à plumes
moins à poils
Maguelone
l’impression de ses fesses
lissées par la mer
vierge de blanc
son corps n'a jamais connu
le maillot
nue
trois gouttes de sueur
sur ses lèvres
toute nue…
certes mais surtout
une certaine tenue
tête bèche
les cheveux dans la lune
nus d'été
bleu ciel
bleu mer
vague différence
ses formes
sous son pull en plein soleil :
pourquoi tant de laine
temps couvert
tout habillé sauf le bas…
un militant
Maguelone
un couple nu sur la plage…
les deux ont la paire
les parties du couple
interchangeables
minutieux
deux messieurs tout lisses
s'huilent partout
plage de Maguelone
dans un couple sur deux
les deux mêmes
le couple à l'envers
les fesses rougies par les coups
de soleil
après le bain en maillot
la dame en robe
et sans culotte
la plage nue
sans la dame
sans culotte
Maguelone en mai
revoir ses membres nus
si libres si blancs
Maguelone en avril
La jeune vigne vierge
n'est plus nue
plage de Maguelone…
on s'éloigne du port
du voile intégral
la robe d'été
le vent de la mer
la moule
plage déserte
des bois flottés nus
en forme de corps
dans la mer
se rappelant qu'on est nus
en s'enlaçant
vent sur la plage
si la dame nue
avait une robe…
Dernière chaleur
Des seins encore libres
de voir les regards
Plage en septembre
la mer encore bonne
pour nous deux
fin d'été
le soutien gorges
non ôté
plage en famille
se baigner en maillot
pour se changer

soleil…
son corps entre le sable
et lui
plage presqu'en automne
deux femmes mûres et dorées
Maguelone…
presque autant de seins
que de fesses
début en blanc:
la débutante dévoile
l'étendue de la tâche
plage nature…
des coquilles ôtées
des habits vides
les coquillages…
elle se penche pour
en montrer un
Maguelone…
Vite ! la dévêtir des yeux
avant elle
Pôle d’attraction
La trace pâle d’un string
superflu
la première fois
découvrir les autres
et le sien
sous le soleil
des animaux à plumes
des humains à poil
orage soudain
l’ensemble se couvre
avec les parties
dernière nage
l’orage accélère
le mouvement
défiance :
cacher un bout de son corps
classé secret d’enfance
Maguelone…
les jambes et la bouche ouvertes
Bronzée jusqu'aux dents
plein soleil
rendez-vous sous lui
pleine lune
sur le ventre
rêvant d’une ombre
sur son dos
Maguelone…
L'éclat du soleil sur l'anneau
de sa queue
Maguelone…
Les sternes et les mateurs
aux aguets
les yeux fermés
rêver
à rien
les rouvrir à regret
dans les nuages…
perdre son temps à chercher le bleu
horizon
gris bleu de mer et de ciel
illusion
vue dégagée :
dressée vers l’Ouest le Saint Clair*
à toucher du doigt
passant les yeux fermés
le doigt sur le sommet
*De même que "sous le pont Mirabeau coule la
Seine", à l’ouest de Maguelone se dresse le mont Saint Clair (Sète)
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