©opirate
andré Cayrel
redoux
les
femmes aux terrasses
découvertes
vent de printemps
deux robes à fleurs
remontantes
printemps précoce
sa robe à fleurs ouverte
à deux boutons
printemps
dans la rue une pionnière
jambes nues
v’la les jambes nues
on pense à des choses
qui ne se font pas
printemps
sur terre
et sous les dessous
des femmes fleurs
premières fleurs
le blanc retrouvé
des jeunes filles
viol du bourdon :
le bourdon noir dans l’immaculé
des blanches fleurs
vierge verge et verger
tout est à féconder
*
chaud
sous son cache nez
son sourire
brume d’automne
la vigne vierge en profite
pour s’effeuiller
tremblant
épousant ma main
ton sein
robe à fleurs
en s’asseyant
elle s’évase
Mini mini jupe
la longueur de ses jambes
raccourcit mes nuits
eskiss d’un baiser…
on s’amuse avec ma muse
dans le musée
en vol
deux libellules collées
s’envoient en l’air
d’abord la tendresse
pour ses petites fesses
rien ne presse
marchant dans la rue
faisant confiance à ses fesses…
et ça marche !
premier regard
au fond d’un décolleté
la sève monte
son décolleté
elle vérifie son effet
dans mes yeux
libre…
elle ranime le Che
de son Tshirt
camel-bag aux lèvres
de la jeune joggeuse
camel-toe itou

enlacés
derrière son parfum
son odeur
écartelée
la pudeur dans le lit
s’en est allée
ainsi je m’insinue
moi tout déshabillé
toi nue
cueillette...
au bout de son corps
la baie de ses cuisses
nue sur le dos
les reflets de nacre
d’une huitre gobée
on lit dans le
lit
des livres sans vie :
nos cuisses s'ennuient
cette
nuit
elle est morte trois fois...
elle pardonne à l’assassin
décolleté…
on ne peut pas ne pas penser
aux implants PIP
peur
bleue
entre
les dents blanches
le
clitoris rouge
la finesse
des dentelles...
froid aux fesses
sol verglacé
sa doudoune supprime
la chute de rein

culotte en vie
en V sous le jean
qui dit tout
elle et lui au bar
parlant de mille choses
ne pensant qu’à une
seule ombre au tableau
le duvet blond lumineux
sur ses lèvres
grosses fesses...
peut être mais si belles
printemps peut être
printemps naissant
son petit ventre rond
euh… gâteau ou gâterie
déjà en levrette
elle attend...
instant un peu bête
Soyeux Noël !
La peau cachée de la femme
la garder pour soi
ruelle glacée
mélange avant le baiser
des buées
rayon lingerie
envie de toucher
à tout
la petite culotte
trop jolie
pur être honnête
les strings soldés
tendus sur les présentoirs
prêts à ôter
des culottes pour celles
qui n’ont pas besoin d’elles
pas pour elle
même en dentelles
ce string XXL
rayon lingerie
un soutif rouge gorges
de maman Noël
des soutien gorges
au garde à vous
prêts à tout
d’autres prêt à porter
même pour presque rien
*
noir sur blanche
les longues cuisses
dans sa jupe courte
des dessous fantaisies
pour fantasmes ordinaires
culotte en vie
en V sous le jean
qui dit vrai
collant noir sexy
son petit trou au milieu
du mollet
premières couleurs
des cuisses blanches
dans des collants noirs
premier froid
un premier frisson
pour la frileuse
l’hiver à peine
ses boutons à elle
pointent déjà
réchauffement…
peaux d’oignons et collants
de plus en plus fins
feux d’artifice
la foule se pressent
fesses contre sexes
ma main sur le tien
le mien dans ta main
besoin de rien
nature ou sexy
son string entre les deux
balance
sortie du métro
deux garçons s’embrassent
sur la bouche
printemps en ville les jeunes pousses des jeunes filles
année bénie
peut être encore vierge
déjà pleine de grâce
sourire au soleil la douceur du soir plus forte que Photoshop
première chaleur parfum de femme redécouverte
robe et vent d’été tout a déjà été inventé
couleur lait fraise son coup de soleil au décolleté
premier frisson d'hiver
perdu dans la foule
un décolleté
la souplesse du tissu
dessine ses seins
ses fesses aussi
on perçoit
la peau sous la soie
où elle s’assoit
tout au bout..
la sportive stoppe
ses seins peu après
tons d’automne
ses jambes bronzées cachées
par ses collants blancs
vieille selle en cuir
sous la robe du vélo
de la fille en string
clair d’elle
l’amant montre la lune
l’aimante admire le doigt
avant la douche
son parfum bête sauvage
après l’amour
premier rendez vous
elle ose un regard
en dessous
plaisir du râble
elle aimerait consommer
un amour bio
étendue en nage
ses jambes en grenouille
plonger dans elle
plouf !
soir d’automne
le châle voile d’un cou
les frissons
chaque rebond
affranchit les boucles
de son chignon
ses mèches dans le cou
échappées du chignon
noir en nuque
frissons…
effleurer ses frisottis
ceux de la nuque
ceux défendus
automne croisé une femme enceinte du printemps
nuit câline un chat miaule sur le toit plus éloquent que moi
robe d’été prendre l’air puis du plaisir puis du désir
sur les talons hauts ses longues jambes rallongées par la mini
au jardin des plantes fleurs et femmes fleuries
robe d’été
robe d’été pour le plaisir des jambes rien que pour lui
sur son T shirt
en relief elle ranime
le Che
sans soutien
les deux siens
en 3D
une femme la douceur de l’être robe d’été
été 2011 des ventres lisses sans nombrils
dans la vitrine des petites culottes dans la rue aussi
journée ventée une culotte adaptée à la robe d’été
sa robe vichy rose déjà belle sans elle
parmi les passants le parfum persistant d’une passante
une dame avec des seins comme ça ah ! ça recommence
des seins en couleurs la dame a réussi son exposé
sous le pantalon clair ses fesses
cachées par le string
fantasme flou
les fesses effacées
par le froid
forcé d’imaginer
l’image née des formes
ses seins caressés
des yeux par tout le monde
pas par lui
printemps en ville
presqu’autant d’hommes amoureux
que de femmes
prenant pour prétexte
la préservation de l’espèce
passe et repasse
elle en dit plus de dos
que de face
papillon glacé
dur de le faire voir
son tatoo
bravant le froid
elle fait briller
ses bas si fins
son slip
en dentelle corail…
j’entends la mer
entr’aperçu
sa jeune poitrine nue
sans retenue
seconde peau…
usé rétréci moulé
son jean
mini taille basse :
soit son ventre
soit son cul
sens dessus… la main sent son sein le nez frôle son cou
dessous le noir changeant les sens essayant de voir
la fillette aux formes de femme… fantasme
la femme aux formes de fillette… folle envie
ses yeux muets
pas sa silhouette
envie muette
chaleur en chemin
les dames se sentent
naturelles
papé sur son ban :
- les filles étaient plus bandantes
avant
recueilli
entre toutes les femmes
le fruit de son entaille
bénie
ses
formes
sous son pull en plein soleil :
pourquoi tant de laine
rayon lingerie
le string sur le mannequin
sans
rainure
sans défense
elle est fente
lui trompe
avant de se joindre :
sa défense inutile
et agréable
sprint final : partir
ses jambes à mon coup
nouvelle
amie :
les trois baisers presque
sur la bouche
Apparition
La madone aux collants fluo
précède la procession
Les sphères parfaites
épures de ses fesses
seul
un instant
le regard amoureux
entre deux femmes
tenue d’été
le petit ventre des femmes
à l’air libre
aria
de Bach
vision des chanteuses
sans leurs robes
vent soudain
le décolleté de sa robe
passe au second plan
son
short moulant
elle caresse ses fesses
qu'elle ne peut voir
dans
la rue elle
ses deux seins pressés
ses pointes dressées
un
printemps des poitrines
dur de faire léger
avec du lourd
tremblante en ville
du contenu tremblotant
du décolleté
envie de tendresse
envie de lait
(c'est tout pour ça)
naissance
au bar :
si elle avait un string
on le verrait aussi
ces
cuisses halées
est-ce moi qui les suit
ou elles qui me halent
ses cuisses frôlent
l'herbe folle
jupon vole…
entrer par derrière
sortir par dessous
fille
modèle
envie de la reproduire
en plus petite
sa taille serrée
ses fesses laissées
en liberté
même sans ça
ses seins suffisent
à sa silhouette
son passage
laisse des traces…
la preuve
penchée
la partie froide émerge
de son entregent
un tiers du string
élastique sorti du jeans
envie de tirer
Première
douceur
En ville avant les fleurs
le blanc des bras nus
printemps
l'envie partagée
de reproduction
nouveau décor
nouvelle saison
les corps mis à jour
Ah! lisse
sa dernière saison
en short
printemps
énième épilation
la lisse au pays des vermeils
seins
de printemps
la dame a réussi
son exposé
les nouveaux membres
ne sont plus privés
robe et vent de printemps
dans les yeux l'envie
de voler
robe
de printemps
retrouver la sensation
d'être une fille
la douceur d'être
un garçon
l'air plus léger
le vent sur la peau
les freins se défont
on pense à des choses
qui ne se font pas
saison des amours
les mâles se font beaux les corps
des femmes aussi
printemps en ville
des femmes déjà enceintes
*
printemps
en ville :
des robes à fleurs
des champs de vision
encore un printemps
la dame un peu âgée
y pense encore
printemps incertain
ses jambes trop longues
ou sa jupe trop courte
déjà le printemps
plus de froid pour se réchauffer
dans ses bras
sous sa jupe de printemps
son slip invisible
première chaleur
la ville envahie
de blondeur
le soleil dans ses cheveux
la couleur c'est elle ou lui
premières sueurs
les cuisses blanches
dans des collants noir
Les ronronnements de la chatte
Les chuchotements après l'acte
les
seins des dessins
plus beaux que les siens…
et pourtant
en plein hiver
un décolleté d'été
blanche neige
ce
soir en ville
toutes les femmes sont belles
surtout une
matin d'été
ton visage à la fenêtre
ensoleillé
Saint Valentin
Un parfum de rose
sur la capote
ses joues
plus rouges que les roses
Saint Valentin
reconquête
serments de salive et de sueur
dans la nuit d'été
instant silencieux
les lèvres
séparées
du baiser
laissez nous vieillir
avec notre soif d'amour
jamais rassasiée
il n'y a d'éternité
que celle offerte un instant
aux amants
ses deux seins
dans la troisième
dimension
instant de
grâce à la fenêtre
sa silhouette
resto
en
amoureux
goûter lécher sucer sentir...
déjà
les yeux dans les yeux
les jambes dans les jambes
les deux dans les deux
fou rire
d'été…
une étoile filante
ou un orgasme
(L'orgasme est le fou rire du sexe!)
premier froid
elle enferme sa peau
pas ses formes
le
vent
sous sa robe
la vue
chez Séphora
que des parfums
d'avant l'amour
corps emmitouflés
le froid stimulant
l'imagination
c'était maladroit
douloureux infantile
mais j'ai aimé
à
peine âgée
s'occuper d'elle
jusqu'à un certain point
sa peau cachée
qu'elle ne voit pas
découverte
son
plaisir
vient de son vide
le mien aussi
entre elle
entre peau et satin
confusion
trop
de trous…
pendant l’amour
les travers continuent
devant derrière
elle garde le sens
de l’amour
après
…
les bas de pyjama
au fond du lit
ascension
sur l'escalier roulant
son jeans moulant
sans livres en TGV
trois heures vingt à feuilleter
son corps
entre nous
elle avance des avantages
que je n'ai pas
les habits des femmes
le regards des hommes
La
fenêtre ouverte
L'aube dénude son corps
dehors les bruits
dedans les couleurs
montée
d’escalier :
apparition toute
nue
de la tête aux pieds
mère
et fille
de dos en jeans
mêmes désirs
premier
matin contre
lui à contre
cœur
quitter son
corps
thé
aux épices
au lieu du thé au jasmin...
elle rougit
envies…
l’odeur du thé vert
et la sienne
le
bar désert
regarder les jambes nues
du tabouret
robes
d'été:
les premières raccourcissent
l'hiver
nuit d’été
ses seins blancs doucement
gomment la nuit
Envie de douceur
Son sexe appelle
son confrère
sillonnant entre les messieurs
elle essaime les fantasmes
fin du fantasme :
la forme de ses fesses
finit par s’effacer
une
fillette
avec un string d’adulte
deux parents enfants
le
haut caché
la fillette ou la femme
aux cuisses ouvertes
elle
adopte un mec
la main et le reste
au panier
mère et fille
l’une en robe légère
l’autre la soupesant
dans sa robe
on voit ses seins nus
c’est étudié pour
Mistral violent
les robes d'été
à cache cache
soudain
surgit
un
sage string
et des joues rouges
le parfum des daphnées
des genets des aisselles
chacun s'entêtant
contempler
l'origine
et le monde des odeurs
pour lui plaire
chuchoter des mots déplacés
par derrière
esthète
ou prédateur ?
le mateur entre deux âges
tendres
rivaux
des visages
les seins s'arrangent
pour être vus
premières moiteurs
premières victimes
tension artérielle:
différente en fonction
de l'infirmière
épreuve physique:
de l'attraction de ses seins
à la chute de rein
même elle
aime être matée même si
elle m'aime
resto indien:
elle sent déjà
le curry
premiers boutons :
c'est son premier printemps
en tant que princesse
surprise
pour la première découverte:
lisse ou bouclée
jeans trop grave…
son taille basse abaisse
son centre d'intérêt
la trace argentée
sur ses dessous de soie…
petit escargot !?
dans
la fente
de sa boite à lèvres…
des mots d'amour
aux soldes
une belle jeune femme
sentant la sueur
l'air de rien
repasser derrière elle
pour voir
jour
de neige…
son décolleté
inapproprié
on parle baleines…
de son parapluie
pas du soutif’
noir et blanc
sur le parapluie
couleur en dessous
journée
de la femme:
aujourd'hui elle reste au lit
lui aussi
nuit de l'homme:
elle commence enfin
par lui
entre
elle et lui
l'érection inébranlable
d'une séparation
Doux thé…
au café
un thé citron et un cognac
s’accordent un instant
la forme de ses lèvres
sur sa tasse de thé…
un baiser
sans cérémonie
remplacer sa tasse de thé
par mes lèvres
Pause amoureuse
Tous deux à la recherche
de thé mérité
p’tidej’ câlin
sur les draps quelques gouttes…
du thé
Aphrodisiaque
la cérémonie du thé ?
…jamais douté
une
envie démê
ler secrets et mensonges
de son histoire
Les boutons pression de son corsage
L’ôte tension du déboutonnage
Le
plaisir
de la caresser
et réciproquement
pour
s’en
souvenir
répéter dans sa tête
- je t’aime, je t’aime…
à Pigalle
les fumeuses et les putes
sur le trottoir
la pause dangereuse
des fumeuses vertueuses
Place
Pigalle
planté sur le trottoir
entouré de putains
la femme seule
aux ongles longs…
sauf un
quel est ce coin secret
qu’elle connait par cœur
/_
Clac !
Clap de fin du film
sur ses fesses
Le son sophistiqué du slip élastiqué
la jeune fille
aux fesses parfaites…
pour quoi faire
sur le coup
entendant " par derrière"
elle se retourne
la
laisser rêver…
juste réveiller
les seins endormis
Le miel de la belle recueilli dans l’essaim
La main de laquelle a jailli le venin
*
deux
langues
pour une glace au gingembre…
son coût pour excuse
D’abord des fous rires
puis deux sourires…
entre deux mots
coup de vent
et petites culottes…
il dit merci
au
lit à deux
on rit des livres
libidineux
le chant des cigales
différent
après l'amour
la
jeune fille sage
les yeux baissés sur ses seins
rosée
du matin:
la libellule égoutte
le jonc
une dernière
naissance de seins…
premier froid
désir
monte l’odeur d’un
corps…
animal
premier
froid
le doré de ses jambes
en souvenir
tranchées
- au profond du sexe -
biens des fendues
deux
vies acceptées :
croisé une femme mûre
qui voulait aussi
qu’on
le désire
ce corsage
ne le désire pas
pas assez de boutons
pour ça…
en
chaleur…
sentant sûrement la chatte
… leur chat
Difficile
d’être comme avant après…
la fessée
plus facile d’élever
la main que les ébats
Fesses
rouges
Le
signal avant de plonger
dans
le noir
*
sa
main sur sa queue
juste pour jouer avant
que ça dégénère
son
petit short
s’arrête avant la fin…
début des lobes
tes
petits seins
dans ton petit soutif
juste
pour les pointes
..
bouche bée…
sous ce nuage si bas
en forme de seins
Son jeans très bas
son tee shirt très haut
son ventre très près
fête
de la musique
des
notes chaleureuses
surtout
des dos nus
en mini et string blanc
pas encore bronzée
le joueur avec son harmonica
comme avec une dame
mal
en pointe..
dans sa robe trop serrée
deux seins écrasés
du cou au creux
suivre la ligne mélodique
et son dos
admirer
les cœurs et les gorges
des spectatrices
des petits seins déjà bronzés
découvrant leur premier été
des strings
sortant plus ou moins des jeans…
du fond des fendues
pendant et après
une cantate de Bach (la 166)
double extase
regard nu
vers elle et vers la glace …
mais oui t’es beau (dit l’une)
sans
fin sans cesse
la foule chinoise asexuée
sans seins sans fesses
foule
chinoise…
se désoccidentaliser
dans son ventre
tee shirt en stretching :
son petit ventre rebondi
dans les deux sens
retour à Paris
les strings et les décolletés
toujours à leurs places
Début du printemps
Envie d’écrire de vivre
des haïkus érotiques
Croisé
un regard précis
qui y pense aussi
ses jolis strings
elle ne les mets plus…
que pour elle
plus de désir:
mettre ses mails enflammés
en indésirables
soleil
d’avril
un décolletée d’été
juste pour tester
refaire
à l’envers
les choses à l’endroit…
où ça commence
pliée
en toit
sous l’homme droit
aux détours
retourner aux recours
de l’homme doigt
face à pile
pile en face
à son tour
se retrouver face à Sade
avec l’homme roi
après…
c’était pas un roman (dit-elle)
juste un haïku
la
voisine
ses dessous dansant sous le vent
sur le fil
des dessous fantaisies
au secours des fantasmes
pourquoi
au printemps
les chattes sont plus fines
et n’ont peur de rien
celle de la voisine
dépasse les limites
dans
la rue
deux filles délurées
font les rites à l’envers
printemps précoce:
les premiers nombrils
sortis
à peine
entr’ouverts
premières
chaleurs
- retrouver leurs
regards
cette année
encore
la
jolie maman
penchée sur la poussette
~ envie d’être papa
pressés
dans le bus
ses seins étouffés
pensant à la plage
(de Maguelone)
sa
main sur le mien
pensant au sien
ensemble
noir son collant
sous
sa jupe noire
désir
noir
la
fille en jeans
dessinant un sourire
dos tourné
avec
ses voisines
un voyageur sans âge
vire voyeur
goutte
à goutte
le désir distillée
dans la soie
lovée
sur moi
sous la fenêtre de toit
vision de luxure
le
coup de sa vie…
elle découvrit sa bourse
et enfin le vit
dans la
rue
des corps de plus en plus
doux
redoux
trop
doux
sur un banc une maman
en chaleur
la
jolie dame
aux vêtements amples
la frôler pour la forme
sur
le croissant
de son sein minuscule
°une cerise°
c’est la fin
du monde m’entoure
mais plus elle
jupe
légère
rêvant de dessous et de vent
derrière
gazons
divers
des robes à fleurs
ouvertes au soleil
presque sans bruit
les boutons ouverts un à un
~ printemps précoce
sa robe à fleurs
et ses deux boutons
printemps précoce
Fellinienne
La fellation en public
dans la forêt
les
bretelles
de sa nuisette inutile
~ nuit légère ~
dans
le cou
sa petite tête rose
en fouillis
elle et sa jupe
pas dupes sur l’escalier
marche après, marche
la
robe
volant sur son vélo
découvrant la selle
hiver
ou non
ses boutons à elle
sont ouverts
oser la main
sur elle puis sous elle
sa dentelle
sa petite culotte…
ses mains plus rapides
que les miennes
aveuglé
le nez dans les fourrés
la langue aussi
en attendant
de recommencer
le bruit du poêle
après
le parfum de son musc
pendant
hors
d’elle
sa langue veut
aller plus loin
avant
en
avance sur elle
son odeur
de bon matin
en petite tenue
elle allume l’ordi
Je
m’enfonce
entre ses fesses
Dieu seul sait où
septième ciel
elle au premier
lui tient la main
sur
la côte Nord
les seins blancs de la serveuse
du bar laitier
à la fin
elle m’offre son parfum
de vraie blonde
révélé
par le vent
le haut des ses jambes
et son sourire
ses
jambes bronzées
très haut
mais jusqu’où ?
si
belle
avec sa robe asiatique
et pourtant
ses yeux
fermés quand elle est bien
ouverte
ses
joues écarlates
est-ce moi ou lui
son parapluie rouge
son vieux mari
elle le guide vers la fente
a voté
sans déodorant
son odeur a des parfums
d’enfance
orage d’août
riant dans sa robe trempée
plus que nue
ses
petites fesses
frétillent autant que ses doigts
mail d’amour
l’imaginer
en train de
tapoter
avec
passion
déguster
une figue fraîche…
des idées en
tête
première
chaleur
le nombril encore blanc
et potelé
sans être vu
glisser ma main sur l’invisible
et vice versa
|