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Je vous propose un regard
tendre et différent de ceux que l'on trouve le plus souvent
sur la toile sur ce sujet porteur de tant d'inconnu et d'idéal, de
frustration et de bonheur.
Ces extraits de poèmes (éclats de vers!) expriment la sensualité, la
béatitude et la jouissance que donne à l'être humain
l'exaltation de l'instinct et de la liberté; ils font, parfois, fusionner la sexualité et les
sentiments vers une
aspiration
quasi spirituelle qui libère le corps pour qu'il devienne presque
un "corps céleste"... Oui, bon j'e m'excite encore,
mais peut on écrire sans passion sur ce sujet?! Bref...
Le rêve auteur et metteur en scène
de la réalité !
André Cayrel
| "Les hommes (et les femmes!) ont besoin de récits érotiques comme les enfants de contes de fées." (Havelock Ellis). |
...La sensualité est la condition mystérieuse, mais nécessaire et
créatrice, du développement intellectuel.
Ceux qui n'ont pas senti jusqu'à
leur limite, soit pour les aimer, soit pour les maudire, les exigences de la
chair,
sont incapables de comprendre toute l'étendue des exigences de
l'esprit.
Pierre Louÿs
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Je lui parlai ainsi et je fis en sorte Qu'elle trouve de sa main cette vérité exprimée. Arioste (Rolando Furioso) * ...Je mis un genou
à terre et lui baisai la main, en le costume où elle était,
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A la très-chère, à la très-belle Qui remplit mon cœur de clarté, A l'ange, à l'idole immortelle, Salut en l'immortalité ! Elle se répand dans ma vie Comme un air imprégné de sel, Et dans mon âme inassouvie Verse le goût de l'éternel... Baudelaire |
Ma queue éclatait sous tes
lèvres Comme une prune de Juillet La plume au vent qu'on taille en rêve N'est pas plus folle je le sais Que la volage aux amours brèves... Apollinaire |
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Chaque heure, hélas, atrocement me vante La chaleur de ton sein, Ta bouche au fier dessin Et l'autre, plus vivante *** C'est en vain que tu te dérobes Sous tous les plis que tu voudras A la plus belle de tes robes J'aime mieux le pli de tes draps Paul Valéry (Corona §...) |
Pourquoi t'aimerais-je Si tu n'étais Celle Avec qui s'abrège L'heure universelle ? ... Ô le bel éclair Entre chair et chair Q'échangent les coeurs Paul Valéry (Corona §...) |
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Ô chaude image qui me tente... Tais-toi, Cervelle... Et toi, ma main Ne vas pas, par le bas chemin Manoeuvrer à tromper l'attente... Ne pense plus... Ne touche point: Une amante n'est pas un poing Qui donne la vie avec rage... Ô comment vaincre cet émoi Et ne pas déchainer l'orage Qui grossit et monte de moi? Paul Valéry (Corona §...) |
Ô Jeanne, sortrilège, Tu m'égares... Que sais-je Ce qui m'est le plus doux ? L'ambre de ton visage Ou l'autre paysage Que l'on voit à genoux ?
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Lorsque nous tremblions L'un contre l'autre dans le bois Au bord du ruisseau, Lorsque nos corps Devenaient à nous, Lorsque chacun de nous S'appartenait dans l'autre Et qu'ensemble nous avancions, C'était alors aussi La teneur du printemps Qui passait dans nos corps Et qui se connaissait Guillevic
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... Un soir favorisé de colombes sublimes, La pucelle doucement se peigne au soleil. Aux nénuphars de l’onde elle donne un orteil Ultime, et pour tiédir ses froides mains errantes Parfois trempe au couchant leurs roses transparentes. Tantôt, si d’une ondée innocente, sa peau Frissonne, c’est le dire absurde d’un pipeau, Flûte dont le coupable aux dents de pierrerie Tire un futile vent d’ombre et de rêverie Par l’occulte baiser qu’il risque sous les fleurs. Mais presque indifférente aux feintes de ces pleurs, Ni se se divinisant par aucune parole De rose, elle démêle une lourde auréole ; Et tirant de sa nuque un plaisir qui la tord, Ses poings délicieux pressent la touffe d’or Dont la lumière coule entre ses doigts limpides ! ... Une feuille meurt sur ses épaules humides, Une goutte tombe de la flûte sur l’eau, Et le pied pur s’épeure comme un bel oiseau Ivre d’ombre...
Paul Valéry (Album de vers anciens ) |
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Voilà qu'un lit complice accueille les
amants
ainsi pour commencer besognait Andromaque
tu l'as trouvé? Caresse, et n'aie pas de pudeur! L'Art d'aimer, II, 703 sqq. Ovide (43 AV. J.C. - vers 18 APR J.C.) *Bien que par tous les mecs elle soit
courtisée,
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À vous, Mesdames...
Mais puisqu'à l'ennemi j'ai ouvert grand la
porte,
Long amour se nourrit mal de bontés faciles :
avec les traits que, moi, je vous aurai
donnés!
Un bon cheval court bien, aussitôt qu'on le
lâche, Ovide (43 AV. J.C. - vers 18 APR J.C.) |
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Dans l'escalier... Comme je descendais l'escalier mal famé Tu entrais par la porte et, pour une seconde J'ai vu ton visage inconnu et tu as vu le mien. Là-dessus je me suis caché, fuyant ton regard, et toi Tu es passé rapidement, en dissimulant ton visage, Puis tu t'es faufilé dans la maison mal famée Où tu n'as pas dû trouver plus de plaisir que moi même. Et pourtant l'amour que tu voulais, J'aurais pu te le donner; L'amour que je voulais Tes yeux las qui savaient l'on dit Tu aurais pu me le donner. Nos corps se sont sentis, Ils se cherchaient. Notre sang et notre peau se sont compris. Mais nous nous sommes cachés l'un de l'autre, Troublés. Constantin P. Cavafy
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L'amour l'après-midi
Chaleur... Midi passé. Au beau milieu du lit, |
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Sur ta cuisse et ta mamelle, où l'aridité se mêle à toute moiteur femelle, jusqu'au frisson qui t'aima, de vergeture en blessure je te remonte et pressure O Jeanne d'Arc de luxure où l'inceste à son climat ...l'onzième doigt, contractile, borgne gland, masculin style, pour une conquête utile peut sortir de ses remous et, regagner, puis leur centre une fois visité l'antre qui referme sur le pantre la couronne aux cercles mous. Audiberti |
Adore les
femmes. Elles sont là pour. Le hameau des âmes s'appelle l'amour. Audiberti *** des bittes et des chattes en train de bouillir affluence au bain public Santoka |
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D'un long baiser il a bu mon âme sur mes lèvres, Comme le soleil absorbe la rosée.
Lord Jennyson |
Son corps est d'un blanc monotone Comme la neige sur les champs Mais sa toison semble un automne Doré par les soleils couchants J. Richepin Quand le mot est bien trouvé, Le sexe, en sa faveur, à la chose pardonne: Ce n'est plus elle, c'est elle encore pourtant... La Fontaine |
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Tu es plus belle que le ciel et la mer Quand tu aimes il faut partir Quitte ta femme quitte ton enfant Quitte ton ami quitte ton amie Quitte ton amante quitte ton amant Quand tu aimes il faut partir Le monde est plein de nègres et de négresses Des femmes des hommes des hommes des femmes Regarde les beaux magasins Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre Et toutes les belles marchandises II y a l'air il y a le vent Les montagnes l'eau le ciel la terre Les enfants les animaux Les plantes et le charbon de terre Apprends à vendre à acheter à revendre Donne prends donne prends Quand tu aimes il faut savoir Chanter courir manger boire Siffler Et apprendre à travailler Quand tu aimes il faut partir Ne larmoie pas en souriant Ne te niche pas entre deux seins Respire marche pars va-t'en Je prends mon bain et je regarde Je vois la bouche que je connais La main la jambe l'œil Je prends mon bain et je regarde Le monde entier est toujours là La vie pleine de choses surprenantes Je sors de la pharmacie Je descends juste de la bascule Je pèse mes 80 kilos Je t'aime Blaise Cendrars |
Quand je patine un couple de
tétons, Gabriel Seinac De Meilhan
(1736 - 1803) |
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LA SOLITAIRE
Dans le fauteuil bleu, large
comme un lit, Louis MARSOLLEAU, 1920 Champigny,
grâces canotières —
Mais moi, pensant à la
cueillette,
Raymond RADIGUET, 1921 Saison
Bilboquet dont je suis la
tige
Aussi afin de satisfaire
Puisque le sang rosit encor
Raymond RADIGUET, 1921
Voici la vierge au sein
fleuri,
Son urine au parfum troublant
Elle rêve d'un beau gars nu
Louis PERCEAU, 1934 |
Théophile GAUTIER, 1864
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Silence oursin de nos narines dans le désordre écartelé à ton odeur rose marine tout le visage est attelé Cocteau Carmen prompte au plaisir |
Le Condamné à mort Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde ! Visite dans sa nuit ton condamné à mort. Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords, Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde. Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour. Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes. On peut se demander pourquoi les Cours condamnent Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour. Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes ! Traverse les couloirs, descends, marche léger, Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger, Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes... Ce n'est pas ce matin que l'on me guillotine. Je peux dormir tranquille. À l'étage au-dessus Mon mignon paresseux, ma perle, mon Jésus S'éveille. Il va cogner de sa dure bottine À mon crâne tondu. Jean Genet |
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Soudain
leurs yeux quittaient le monde, leur tête se renversait en arrière
Rien ne m'effraye plus que la fausse accalmie d'un visage qui dort Cocteau
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Ô débuts, deux inconnus soudain merveilleusement se connaissant, lèvres en labeur, langues téméraires, langues jamais rassasiées, langues se cherchant et se confondant, langues en combat, mêlées en tendre haleine, saint travail de l'homme et de la femme, sucs des bouches, bouches se nourrissant l'une de l'autre, nourritures de jeunesse,... Albert Cohen(Belle du seigneur) |
Aimons, foutons, ce sont plaisirs Qu'il ne faut pas que l'on sépare; La jouissance et les désirs Sont ce que l'âme a de plus rare. D'un vit, d'un con et de deux cœurs, Naît un accord plein de douceurs, Que les dévots blâment sans cause. Amarillis, pensez-y bien : Aimer sans foutre est peu de chose Foutre sans aimer ce n'est rien. La Fontaine |
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| La
main de l'homme n'est vraiment vivante Que quand elle s'enfonce entre deux cuisses pour y chercher un sexe qui se laisse découvrir comme un fruit dans l'herbe Lucien Becker |
Au ciel des plages, Virginie, Ombres d'où je t'ai vu sortir, Le zéphir, la brise d'été Apportaient l'odeur de peau nue Que fleurait ta virginité. R. Radiguet |
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Un soir de demi-brume à Londres Un voyou qui ressemblait à Mon amour vint à ma rencontre Et le regard qu'il me jeta Me fit baisser les yeux de honte. Je suivis ce mauvais garçon Qui sifflotait, mains dans les poches. Apollinaire
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Chaque fleur a son abeille Et chaque abeille a son bourdon Chaque vie a sa merveille Puisque chaque fille à son con Kayreland |
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| L'immaculée
conception ... L'amour a toujours le temps. Il a devant lui le front d'où semble venir la pensée, les yeux qu'il s'agira tout à l'heure de distraire de leur regard, la gorge dans laquelle se cailleront les sons, il a les seins et le fond de la bouche. Il a devant lui les plis inguinaux, les jambes qui couraient, la vapeur qui descend de leurs voiles, il a le plaisir de la neige qui tombe devant la fenêtre. La langue dessine les lèvres, joint les yeux, dresse les seins, creuse les aisselles, ouvre la fenêtre; la bouche attire la chair de toutes ses forces, elle sombre dans un baiser errant, elle remplace la bouche quelle a prise, c'est le mélange du jour et de la nuit. Les bras et les cuisses de l'homme sont liés aux bras et aux cuisses de la femme, le vent se mêle à la fumée, les mains prennent l'ensemble des désirs... P. Eluard et A. Breton |
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| O
délicat con d'Irène C’est ici que tu es à ton aise, homme enfin digne de ton nom, c’est ici que tu te retrouves à l’échelle de tes désirs. Ce lieu, ne crains pas d’en approcher ta figure, et déjà ta langue, la bavarde, ne tient plus en place, ce lieu de délice et d’ombre, ce patio d’ardeur, dans ses limites nacrées, la belle image du pessimisme. Ô fente, fente humide et douce, cher abîme vertigineux. C'est dans ce sillage humain que les navires enfin perdus, leur machinerie désormais inutilisable, revenant à l'enfance des voyages, dressent à un mât de fortune la voilure du désespoir. Entre les poils frisés comme la chair est belle sous cette broderie bien partagée par la hache amoureuse, amoureusement la peau apparaît pure, écumeuse, lactée. Et les plis joints d'abord des grandes lèvres bâillent. Charmantes lèvres, votre bouche est pareille à celle d'un visage qui se penche sur un dormeur, non pas transverse et parallèle à toutes les bouches du monde, mais fine et longue, et cruciale aux lèvres parleuses qui la tentent dans leur silence, prête à un long baiser ponctuel, lèvres adorables qui avez su donner aux baisers un sens nouveau et terrible, un sens à jamais perverti. Que j'aime voir un con rebondir. Comme il se tend vers nos yeux, comme il bombe, attirant et gonflé, avec sa chevelure d’où sort, pareil aux trois déesses nues au-dessus des arbres du Mont Ida, l’éclat incomparable du ventre et des deux cuisses. Touchez mais touchez donc vous ne sauriez faire un meilleur emploi de vos mains. Touchez ce sourire voluptueux, dessinez de vos doigts l’hiatus ravissant. Là que vos deux paumes immobiles, vos phalanges éprises à cette courbe avancée se joignent vers le point le plus dur, le meilleur, qui soulève l’ogive sainte à son sommet, ô mon église. Ne bougez plus, restez, et maintenant avec deux pouces caresseurs, profitez de la bonne volonté de cette enfant lassée, enfoncez, avec vos deux pouces caresseurs écartez doucement, plus doucement, les belles lèvres, avec vos deux pouces caresseurs, vos deux pouces. Et maintenant, salut à toi, palais rose, écrin pâle, alcôve un peu défaite par la joie grave de l’amour, vulve dans son ampleur à l’instant apparue. Sous le satin griffé de l’aurore, la couleur de l’été quand on ferme les yeux. Si petit et si grand! ... Enfer que tes damnés se branlent, Irène a déchargé. L.A. (Défense de l'infini) |
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TOUT
DISPARAIT QUAND PARAIT LE TRI P.A. Birot |
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Fermez vos yeux à demi, Ca, ces deux lèvres ! Ca, ce
ris ! Après cela, recommençons C. Binet |
Chanson de pèlerin (15eme s.) |
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| La
fuite inquiétante de l'été Je ne revois plus le visage ni le corps de celle que je tenais contre moi, dans le Nord-Sud, vers St Lazare. Je sais seulement que dans cette foule compacte où les balancements du train penchaient d'un coup toute la masse oscillante des voyageurs elle se laissait faire comme privée de raisons et de sentiments. Comme si nous avions été dans un désert véritable, où même la présence d'un homme eut été pour elle si surprenante et si terrifiante que l'idée ne lui serait pas venue de bouger ou de résister un instant. J'étais donc contre elle, par-derrière collé, et mon haleine faisait remuer légèrement les cheveux de sa nuque. Mes jambes épousaient la courbe des siennes, mes mains avaient longuement caressé ses cuisses, elle n'avait pas retiré sa main gauche quand je l'avais un instant furtivement serrée. Je sentais contre moi la douce pression de ses fesses à travers une étoffe très mince et glissante, dont les plis occasionnels même m'intéressaient. Je maintenais avec mes genoux un contact étroit. Je les fléchissait un peu, afin que ma queue bridée par le pantalon trouvât, pendant qu'elle grandissait encore, un lit entre ses fesses que la peur contractait, un lit vertical où les secousses du train suffisaient à me branler. Je voyais mal le visage de cette femme, par côté. Je n'y lisais que la peur. Mais quelle peur? Du scandale, ou de ce qui allait arriver? Elle mordait sa lèvre inférieure. Soudain, j'eus un désir irrépressible de contrôle. Je voulus connaître la pensée de cette femme, je glissais ma main droite entre ses cuisses. Merveille du poil deviné sous l'étoffe, étonnement du cul pressé. Cette femme était donc en pierre? Je ne connais rien d'aussi beau, rien qui me donne le sentiment à un pareil point, que la vulve quand on l'atteint par derrière. Mes doigts ne pouvaient s'y méprendre. Je sentais les lèvres gonflées, et soudain la femme comme pour se raffermir sur ses pieds écarta les cuisses. Je sentis les lèvres céder, s'ouvrir. Elle mouillait tant que cela traversait la robe. Les fesses trois ou quatre fois montèrent et descendirent le long de ma pine. Je pensais tout à coup au gens alentour. Personne, non personne dans cette presse ne prêtait attention à nous. Visage gris et ennuyés. Posture d'attente. Mes yeux tombèrent dans des yeux qui regardaient, qui nous regardaient. Ils allaient d'elle à moi, ces yeux battus par la vie, ces yeux soulignés plus encore par la fatigue des longs jours que par le fard, ces yeux pleins d'histoires inconnues, ces yeux qui aimaient encore pour un peu de temps l'amour. C'étaient les yeux d'une femme assise assez loin, et séparée de nous par un peuple aveugle, d'une femme qui de si bas ne pouvait deviner le manège, ne pouvait que voir nos têtes ballottées par la marche du train et l'incontrôlable du plaisir prochain. Ils ne nous lâchaient pas, ces yeux, et j'éprouvais soudain une sorte de nécessité de leur répondre. C'étaient des yeux immenses, tristes, et comme sans repos. Savent-ils? Ils battaient un peu pour me répondre. Ils se tournaient vers ma voisine que je sentais profondément frémir. Ils n'interrogeaient pas. Ils savaient sans doute. Les mouvements de la femme devinrent plus rapides, avec ce caractère étrangement limité que donne la crainte de se trahir. Je vis brusquement se dilater les prunelles qui me fixaient, comme si un gouffre s'était ouvert sous la banquette. Les yeux venaient de saisir sur la face de la femme que je serrais le premier spasme de la jouissance. Je ne sus qu'après eux ce qui venait de se produire, et c'est en même temps que la femme assise que je partis, et je me demande quel air dut être le mien alors, quand celle-ci cacha brusquement dans ses mains ses yeux déchirés de jouir. Un temps infini s'écoula jusqu'à la station suivante comme un grand silence immobile et je ne pensais plus à rien. Entrée en gare, les lumières extérieures, la courbe du quai, les reflets sur les briques blanches, un remous violent à l'ouverture des portes jeta dehors la femme dont je n'avais pas vu les yeux; tandis que l'assaut des nouveaux voyageurs étendait un voile entre moi et les yeux que je ne voyais plus. Je restais seul, sans connaître le vrai de cette histoire sans intrigue, où tout est pour moi dramatique comme la fuite inquiétante de l'été. Aragon (avant!) |
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| On
donnerait cher pour savoir ce qu'elles pensent. Celles qui veulent ne pas
être touchés. Celles qui veulent qu'on les laissent faire. Celles qui veulent qu'on les saisissent lentement. Celles qui veulent frémir, celles qui veulent frôler. Celles qui ne savent pas ce qu'elles veulent. Les habituées. Les novices. Celles qui ne comprendront pas comment elles ont une fois dans leur vie permis cela. Les désespérées. Les folles. Toutes les femmes sans mémoire, toutes les femmes sans lendemain... Aragon |
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| ÉPIGRAMMES
DE MARTIAL (Ier SIÈCLE AV-JC) XXXIV Lebie, tu t'envoies en l'air la porte toujours non gardée et ouverte, tu ne caches pas tes adultères. Un spectateur y prend plus de plaisir qu'un amant. Ta jouissance t'est d'autant moins agréable quand elle est cachée. Mais une courtisane doit éloigner les témoins par un rideau et un verrou : dans les lupanars du Sumemnium il y a une petite fente. Apprends donc la pudeur chez Chione ou Ias : les plus immondes des prostituées se cachent dans des monuments. Ma censure te parait trop sévère ? Je ne t'interdis pas, Lesbie, d'être ramonée. http://remacle.org/bloodwolf/satire/Martial/table.htm |
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DENTELLE Cette dentelle, affirmation de ta féminité, Quand le jean unisexe et râpeux Traîne au sol en bouchon, Si fine et qui accroche si fort mes doigts à toi Trempée du sexe qui coule de désir. Cette dentelle, blanc sur blanc En bas de ton ventre, Où mes lèvres s’attachent, Sous laquelle je sens ton désir s‘arrondir Quand je le gonfle sous ma langue. Cette dentelle qui s’envole dans la chambre Pleine de ton odeur, de ton odeur d’envie De mes mains, de mes lèvres, de mon sexe, De ta faim, de ta soif de plaisir, Si fragile et si pleine de toi. Cette dentelle si remplie de moi A en craquer et que j’écarte un peu Pour venir en toi sans en perdre le contact, Quand ce n’est pas toi, Dans ton impatience de moi, Qui l’ouvre avant de me prendre A pleine main pour me glisser en toi. Cette dentelle qui alors se tache De ta jouissance et de la mienne, Qui te fait comme un souvenir le jour durant. Cette dentelle, c’est là sa seule utilité, De retenir les coulures chaudes De la réminiscence d’un orgasme Joyeusement partagé, Que tu gardes en haut de tes cuisses. François d'Alayrac
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SENS DESSUS DESSOUS Effleure Doucement tes lèvres Vestibule de soie et moi Préparant mon entrée en fièvre Suspendu au dessus de toi Vois Ce duvet cette coiffure Au milieu de tes jambes nues Sens Cette odeur de chevelure Et de marine confondue Entend Ton ventre murmure Même le mien a entendu Tu ne dis rien juste une injure De ta bouche jaillit le vent Et la liqueur de ma blessure Goutte C’est le chant le plus émouvant A. Cayrel ** L'art érotique hindou "L'aîné de tous, c’est le désir d’amour que nul ne pourra dépasser ni chez les dieux, ni chez les morts ni chez les hommes. Hommage à toi qui es l’aîné de tous, le plus grand dans le monde. (Atharva-Veda IX.2.19)" « Alors il lui écarte les cuisses : « Que le ciel et la terre s’écartent ! » S’unissant à elles, appliquant sa bouche sur la sienne, trois fois il la caresse dans le sens des poils » (BAU VI 4. 21). « La femme est le foyer, son vagin le combustible ; les avances de l’homme sont la fumée ; la vulve est la flamme ; la pénétration les tisons ; le plaisir les étincelles. Dans ce foyer, les dieux versent la semence. De cette offrande naît un embryon. » |
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| Serge
Gainsbourg Lorsqu'en songes obscurs Marilou se résorbe Que son coma l'absorbe En des rêves absurdes Sa pupille s'absente Et son iris absinthe Subrepticement se teinte De plaisirs en attente Perdue dans son exil Physique et cérébral Un à un elle exhale Des soupirs fébriles Parfumés au menthol Ma débile mentale Fais tinter le métal De son zip et Narcisse Elle pousse le vice Dans la nuit bleue lavasse De sa paire de Levi's Arrivée au pubis De son sexe corail Ecartant la corolle Prise au bord du calice De vertigo Alice S'enfonce jusqu'à l'os Au pays des malices De Lewis Caroll. Serge Gainsbourg
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Ton cul est rond comme une horloge Alain Leprest |
Boris
Vian - La Messe en Jean Mineur
AMIS je veux éjaculer C'EST à l'glise que je veux DEGAINONS la trique violette VOICI que le corbeau croasse MON sperme a craché sur sa tombe COMME une flèche dans la cible SE dégageant d'un coup de hanches L'APOTHEOSE alors éclate Un spectacle offert par COLGATE ! |
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Cuando fuiste novio mío por la primavera blanca, los cascos de tu caballo cuatro sollozos de plata. Lorsque nous étions fiancés dans la blancheur du printemps, les sabots de ton cheval étaient des sanglots d'argent... Amour, amour. entre mes cuisses serrées le soleil nage comme un poisson. Eau tiède entre les joncs, amour. Coq, attention, la nuit s'en va ! Non, qu'elle ne parte pas !.. Offre les melons noirs de tes seins à la rumeur de la messe... Comme un encensoir plein de désirs, tu passes dans le soir, lumineuse et claire montrant ta chair obscure de nard flétri et la puissance sexuelle de ton regard... Des draps blancs pour t'évanouir !.. Comme les calmars, tu aveugles, nue, de ton encre parfumée... Ta chair a cherché sur ma carte le jaune de l'Espagne... … j'ai recouvert ton corps de la cape de mon talent... Dans les yeux de la religieuse galopent deux cavaliers. Un soupir ultime et sourd décolle sa chemise… Frederico Garcia Lorca
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La
chèvre te suit lentement humblement amoureuse; mais tes passions sont insatiables; la Grèce antique te comprendra... Amour, amour il est blessé. Blessé d'amour enfui; blessé, mort d'amour. Dites à tous que c'est la faute du rossignol. Bistouri à quatre tranchants, gorge brisée et oubli. Prends ma main, amour, car ma blessure est profonde, blessé d'amour enfui, blessé !, mort d'amour !.. Sur les berges de la rivière la nuit se baigne lentement. Et sur les seins de Belisa les rameaux se meurent d'amour. Les rameaux se meurent d'amour ! La nuit chante dénudée sur les ponts du mois de mai. Belisa lave son corps d'eau saumâtre et de nards. Les rameaux se meurent d'amour ! La nuit d'anis et d'argent brille sur tous les toits. Argent des ruisseaux et des miroirs. Et anis de tes cuisses blanches. Les rameaux se meurent d'amour !.. Je sens ici la chair humaine Si tu ne me la donnes pas, c'est toi que je mangerai... Frederico Garcia Lorca (extraits de différents poèmes) |
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L'insecte De tes hanches à tes pieds je veux faire un long voyage Moi, plus petit qu'un insecte Je vais parmi ces collines, elles sont couleur d'avoine avec des traces légères que je suis seul à connaître, des centimêtres roussis, de blafardes perspectives. Là se dresse une montagne. Jamais je n'en sortirai. Ô quelle mousse géante! Et un cratère, une rose de feu mouillé de rosée! par tes jambes je descends en filant en spirale ou dormant dans le voyage et j'arrive à tes genoux, à leur ronde dureté pareille aux âpres sommets d'un continent de clarté. Puis je glisse vers tes pieds et vers les huits ouvertures de tes doigts, fuseaux pointus, tes doigts lents, péninsulaires, et je tombe de leur haut dans le vide du drap blanc où je cherche,insecte aveugle et affamé ton contour de brûlante poterie ! Pablo Néruda |
Elle était à genoux et montrait son derrière Dans le recueillement profond de la prière. Pour le mieux contempler j'approchai de son banc: Sous la jupe levée il me sembla si blanc Que dans le temple vide où nulle ombre importune N'apparaissait au loin par le bleu clair de lune, Sans troubler sa ferveur je me fis son amant. Elle priait toujours. Je perçus vaguement Qu'elle bénissait Dieu dans le doux crépuscule. Et je n'ai pas trouvé cela si ridicule.
Aller vers l'étoile, |
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Code amoureux de la cour de Bretagne (12éme s.) "Le mariage n'est pas une excuse légitime contre l'amour. Qui ne sait être secret ne peut aimer. L'amour doit toujours augmenter ou diminuer. Il ne dort ni ne mange, celui que passion d'amour tourmente. L'amour a coutume de ne pas loger dans la maison de l'avarice. La facilité de la jouissance en diminue le prix, et la difficulté l'augmente. Le véritable amant est toujours timide. Rien n'empêche qu'une femme soit aimée de deux hommes, ni l'inverse..."
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| Des
vits et des fentes selon Shimekawa (Japon)
Conseils donnés pour posséder les femmes ou ce qu'elles doivent faire ou ne pas faire : Pendant sa jeunesse, se retenir d'utiliser la porte de ses joyaux et vivre en vain ses mois et ses années. Entrer dans la chambre et s'endormir avant son mari. Traiter avec brutalité le membre de son mari. Après la rencontre sexuelle, accomplir de façon négligente la toilette du membre de son mari. Chaque jour, elle doit apporter toute son attention à se donner, veiller soigneusement à recevoir le membre, à la façon d'offrir son ouverture et à celle de mouvoir ses hanches. ...En ce monde flottant, il convient de considérer le charme et l'amour comme une eau qui coule du coeur. Parmi les innombrables plantes et arbres, ceux qui ont des fleurs colorées reçoivent la faveur de tous: c'est un exemple auquel il convient de se conformer afin de l'observer avec scrupule. *
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Onguent
pour rétrécir une fente trop large selon
Shimekawa (17ème)
Réduire en poudre quatre mesure de rhubarbe et une mesure de panax ginseng; les placer dans un petit sac en soie grège que l'on introduira dans la porte des joyaux. La fente rétrécira sans faute. Potion pour rendre plus grosse la tige des
merveilles Cinq mesures d'aloès, cinq mesures d'oliban, cinq mesures de myrrhe, cinq mesures de saussurea, cinq mesures de cuscute, une mesure de fenouil, sept mesures d'amarante, quatre mesures de noyau de pêche. Réduire ces huit ingrédients en poudre, malaxer celle-ci avec de l'eau et en pétrir des boulettes de la grosseur d'une noix. On en fera une potion en délayant une de ces granules dans du sakè. Au bout d'un mois, la tige des merveilles deviendra grosse et longue. Autres noms du membre Racine virile, quille, laboureur, tige secrète, ardillon, cheville, pilon, brandon, broche, instrument, béquille, axe, la tête de tortue... Autres noms de la fente Racine féminine, muraille, porte secrète, pendant, béance, ligne, devant de femme, article, pot, trou des merveilles, mortier, la chambre fleurie... |
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Les Cinq Signes de la Femme L'Empereur Jaune dit : "Comment peut-on savoir que
la femme approche de l'orgasme ?" La Fille de Candeur dit :
Un, pousser la Tige de Jade vers le bas et la laisser faire son va-et-vient sur les Cordes du Luth, a la manière d'une scie, comme si l'on était en train d'ouvrir une huître de force, afin d'extraire la perle brillante. Deux, donner contre la Ravine Doree au-dessus des veines de Jade, comme si l'on fendait une pierre pour en découvrir le Noyau de Jade. Trois, laisser le Pic Vigoureux donner contre la Terrasse du Joyau, comme un pilon de fer qui descend dans le bol a médecine. Quatre, laisser la Tige de Jade entrer et sortir, aller de droite a gauche, comme si l'on soudait du fer avec un marteau. Cinq, laisser le Pic Vigoureux tourner en rond dans le Champ sacre et le Val Profond, comme un fermier qui pioche son champ a l'automne. Six, faire se frotter l'un contre l'autre les Pics Hsuan-pou et T'ien-t'ing, deux grandes montagnes s'écroulant ensemble. La Fille de Candeur dit :
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Autres noms du membre
dans la langue érotique française
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Autres façons de dire " faire l'amour" (sélection!)
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Ce beau sein sur ma bouche, Qu'il est pur! Ce bouton que je touche, Qu'il est dur! G. Nadaud |
Les
dévotes beautés qui vont baissant les yeux, Sont celles plus souvent qui chevauchent le mieux. Piron |
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La saveur du premier baiser m'avait déçu comme un fruit que l'on goûte pour la première fois. Ce n'est pas dans la nouveauté, c'est dans l'habitude que nous trouvons les plus grands plaisirs. Raymond Radiguet |
L'ennui
naquit un jour de l'uniformité.
La Motte-Houdar
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Baise m'encor, rebaise moy et baise : Donne m'en un de tes plus savoureux, Donne m'en un de tes plus amoureux : Je t'en rendray quatre plus chaud que braise.
Louise Labé |
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Madame, je vous donne un oiseau pour étrenne Isaac de BENSERADE (1613-1691) |
"Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux ! Ionesco |
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| Mon
désir, envers toi, est que nous le libérions Ensemble, que je sois seule avec toi Pour te faire entendre le grand cri De mon oiseau imprégné de myrrhe. (Papyrus Harris 500)15e av JC . |
A la claire fontaine m'en allant promener... Chante rossignol chante, toi qui a le coeur gai! Tu as le coeur à rire moi je l'ai a pleuré. C'est de mon ami Pierre qui ne veut plus m'aimer Pour un bouton de rose, que je lui refusai. Je voudrais que la rose fût encore au rosier, Et que mon ami Pierre fût encor à m'aimer. Anonyme |
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Corps à corps... Ainsi jetés l'un devers l'autre Jean Vasca |
Une
Négresse...
Une négresse par le démon secouée À son ventre compare heureuses deux tétines Et, dans ses jambes où la victime se
couche, Mallarmé |
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Ouvre tes jambes ; prends mes flancs Ouvre tout ce qu’on peut ouvrir : De chambley |
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| (lettre à A. De Musset)
Je
suis très émue de vous dire que j'ai Georges Sand |
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…Je me suis souvent assise seule à l’écart avec une âme pleine d’amour et les genoux tremblants de volupté… Je fais encore dix lieues à pied, et en me jetant le soir dans un lit d’auberge, je songe encore que le sein d’un homme adoré est le seul oreiller qui reposerait à la fois l’âme et le corps… C’est de vous que je rêve quand je m’éveille trempée de sueur, vous que j’appelle quand la nature sublime chante des hymnes passionnés, et que l’air des montagnes entre dans mes pores par mille aiguillons de désir et d’enthousiasme. Georges Sand |
Vois combien je t'aime: Je frôle ton doux fruit, Qui de plaisir se gonfle.
Vahé Zartarian
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La blonde a le corps blanc,
plantureux, sensuel ; Cette haie où l'on a jeté chemise et
robe, Ces battements de fer, ces sifflantes
caresses,
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Ballade du sexe féminin Je suis passé jadis par cette porte dérobée Avant mon premier souffle j'ai dévalé ce toboggan d'émois Au sortir de l'océan pourpre où mon corps menu Accordait son battement à celui d'un cœur immense Écoutant déjà les grondements du monde à travers les parois du ventre Rideau de mon entrée en scène comme dérisoire comparse désemparé Entrouve doucement tes lèvres tandis que je contemple le reste du corps Source d'urine de sang d'eaux-mères et de petites vies braillardes Dont le crâne apparaît cercle à cercle au milieu des élancements Vallon vibratile défilé des sirènes fissure des fées Oreille des nymphes atoll aux palmiers ruisselants cour des miracles Vestibule de soie étoile noire serrure et charnière à la fois Visage incarcéré de l'antérieur en double profil perdu Entrouve doucement tes lèvres tandis que je caresse le reste du corps Sillage frayage passage parage virage village mirage message Piste fraîche sentier sous la pluie rue de la rosée Allée des sueurs avenue des sèves jardin des humeurs Festival de larmes gala de salives assemblée des mousses Grappe d'éventails avalanche de plumes vivier des poulpes et des pulpes Envers des sourires et soupirs rime et raison des mots couverts et des parfums Entrouve doucement tes lèvres tandis que je hume et palpe le reste du corps Prince des yeux clairs aux sommets écumeux de la palpitation Prince des yeux fermés aux profonds flottements de la satisfaction Prince du nombre six qu?envahit l?un septième Resserre doucement tes lèvres tandis que je traverse l?âme entière Michel Butor |
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Ses doigts caressent vers
des lèvres ignorées Mais la taille, ployée
à la renverse, tend Ses bras tendres, avec
des gestes assoupis,
Paul Léautaud |
La danseuse Des rires frénétiques, des cris de volupté, des râles extatiques, de longs soupirs mourants, des sanglots et des pleurs : idolo del mio cuor, anima mia, mon ange, ma vie, et tous les mots de ce langage étrange que l'amour délirant invente en ses fureurs, voilà ce qu'on entend. l'alcôve est au pillage, le lit tremble et se plaint, le plaisir devient rage ; ce ne sont que baisers et mouvements lascifs ; les bras autour des corps se crispent et se tordent, l'oeil s'allume, les dents s'entrechoquent et mordent, les seins bondissent convulsifs. Théophile Gautier
François MAYNARD _ 1582-1646 |
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| J'aime
les hommes, ça oui, au point même de les consommer comme certains hommes
consomment les femmes. L'apprentissage du plaisir a dû venir lentement, au fil de mes premières rencontres, je n'en ai pas gardé une mémoire précise, mais je me rappelle mon éblouissement le jour où j'ai découvert combien le corps masculin pouvait être sensuel! Ce jour-là, je me suis dit que l'homme était véritablement une invention fabuleuse, que son corps avait été sculpté pour notre bien-être et notre volupté, et qu'il méritait décidément de figurer tout en haut du palmarès des merveilleuses révélations de la vie.../.... D'ailleurs, à partir de ce moment-là, il me semble que i'ai choisi mes amants comme on choisit un bon roman, en tâchant d'estimer à l'avance le plaisir qu'on pourra en retirer, en l'effeuillant l'air de rien, en le reposant, en tournant autour, en le convoitant de loin pour finalement y revenir, et décider si oui ou non on va se l'offrir, prendre le risque de quelques heures en sa compagnie ... ou l'oublier, pour en ouvrir un autre. Mireille Darc (Tant que battra mon coeur) |
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Tu es la vigueur du soleil Et ta sève embaume. Elle est un ruisseau de mai sous l'aubépine, Plus douce que la fleur du sureau. Tu te dresses et tu es la force de la forêt! Tes reins blessent mes mains nouées, Tu es rude comme un chêne. Je t'ai baisé comme un rouge-gorge dans ma main, J'aime la tiédeur de ton corps dans ma main. Je me rassasie de ton odeur sauvage; Tu sens les bois et les marécages Tu es beau comme un loup, Tu jaillis comme un hêtre Dont l'énergie gonfle l'écorce. ... Le nœud de tes épaules est dur sous les mains; L'axe du monde est dans ta chair. ... Mais je louerai ton cri sauvage, Mais je louerai ton corps qui embaume, C'est un bois sauvage aux rudes fleurs. Je louerai ta brutalité, Le sanglot rauque de ta chair; Je louerai ta sève immense Où l'univers est en puissance. Je louerai tes poings et comment ils se dénouent Tout à coup quand tu retombes Au creux d'une épaule, Plus doux qu'un petit enfant Et plus innocent qu'un ange. Marie Dauguet - 1860-1942
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C’est dans la nuit, dans son cœur, dans ses bras. Encore une fois je ne dors pas. La lumière argent coule par les stores, à l’oblique. L’été vit le jour, vit la nuit, il est sans répit. Les nuits d'août, c’est une musique particulière, sans pareil. Son épaule
ronde roule doucement et entraîne dans un seul mouvement le reste de son
corps vers le creux du lit où je ne suis plus. Il souffle doucement. Le
drap a glissé dans un soupire satiné, a découvert sa peau. Des doigts
invisibles ont entraîné son caleçon, des carreaux bleu et blanc par
centaines, en bas de sa hanche. L’élastique mord sur le flanc de ses
fesses et laisse apprécier le contraste entre cette chaire si pâle et le
reste de son corps bruni par le soleil. Il reste encore des endroits à
conquérir, d’un baiser, d’une caresse, des places pures, vierges
C’est mon cœur, le problème ; ce sont ses élans, répétés, des bouffées de moi vers toi. Une nuit, une seule, où nous avons fait l’amour, tellement bien, tellement fort. La persistance du désir se heurte à ton absence. Je souffre d’un vide de toi, où je perds pied. Je me rappelle de ta bouche, de nos lèvres, je me rappelle d’une étreinte, de cette fois où les énergies communiquaient et alors mon cœur s’arrête. Pas assez longtemps pour que j’en crève bien sûr, je ne mourrai pas pour toi. Assez longtemps pour que mon âme cogne dans mon corps comme pour s’en arracher. Le problème, c’est l’obstination de moi à chercher toi. |
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| Con
large comme un estuaire Où meurt mon amoureux reflux Tu as la saveur poissonnière l'odeur de la bite et du cul La fraîche odeur trouduculière Femme ô vagin inépuisable Dont le souvenir fait bander Tes nichons distribuent la manne Tes cuisses quelle volupté même tes menstrues sanglantes Sont une liqueur violente La rose-thé de ton prépuce Auprès de moi s'épanouit On dirait d'un vieux boyard russe Le chibre sanguin et bouffi Lorsqu'au plus fort de la partouse Ma bouche à ton noeud fait ventouse Guillaume Apollinaire
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Les canons
membres génitaux,
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Ma queue éclatait sous tes lèvres Comme une prune de Juillet La plume au vent qu'on taille en rêve N'est pas plus folle je le sais Que la volage aux amours brèves Il me souvient de Félicie Que je connu le jour de Pâques Et dont la moniche roussie S'ouvrait en coquille Saint-Jacques De septembre à la fin Avril Il me souvient de la Dona Qui faisait l'amour en cadence Et dont la figue distilla Un alcool d'une violence Mais je ne vous dit que cela. Guillaume Apollinaire |
Con large comme un estuaire Où meurt mon amoureux reflux Tu as la saveur poissonnière l'odeur de la bite et du cul La fraîche odeur trouduculière Femme ô vagin inépuisable Dont le souvenir fait bander Tes nichons distribuent la manne Tes cuisses quelle volupté même tes menstrues sanglantes Sont une liqueur violente La rose-thé de ton prépuce Auprès de moi s'épanouit On dirait d'un vieux boyard russe Le chibre sanguin et bouffi Lorsqu'au plus fort de la partouse Ma bouche à ton noeud fait ventouse Guillaume Apollinaire |
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Tes mains introduiront mon beau membre asinin Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses Et je veux l'avouer en dépit d'Avinain Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses Ma bouche à tes seins blancs comme des petits suisses Fera l'honneur abject des suçons sans venin De ma mentule mâle en ton con féminin Le sperme tombera comme l'or dans les sluices O ma tendre putain tes fesse ont vaincu De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère L'humble rotondité sans sexe de la terre La lune chaque mois si vaine de son cul Et de tes yeux jaillit quand tu les voiles Cette obscure clarté qui tombe des étoiles Guillaume Apollinaire |
La
boulangère Boulangère jadis qui respiriez l'amour Peloteuse de couilles Vous souvient-il des années et des jours Remplis par ma gidouille Mon jeune braquemart allait aux galions Que recelaient vos fesses C'était mon vit mortaise et votre cul tenon Jointés avec adresses Le foutre ruisselait par la boulangerie Où vous étiez captive Et j'eusse en vain cherché dans la rue des Martyrs Fesses plus bandatives Guillaume Apollinaire |
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Le Verger des amours L'amazone au
con mercenaire |
Cortège Priapique |
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Ma queue éclatait sous tes lèvres Comme une prune de Juillet La plume au vent qu'on taille en rêve N'est pas plus folle je le sais Que la volage aux amours brèves Il me souvient de Félicie Que je connu le jour de Pâques Et dont la moniche roussie S'ouvrait en coquille Saint-Jacques De septembre à la fin Avril Il me souvient de la dona Qui faisait l'amour en cadence Et dont la figue distilla Un alcool d'une violence Mais je ne vous dit que cela. Guillaume Apollinaire * Le Verger des amours Mirely de mes nuits d'été Il me souvient de Léontine Par qui mon phallus enchanté Avant minuit chantait matines En s'effoutant de volupté Il me souvient de Jeanne Ysaye Dont le cul tenait des disours Aux oreilles de mes deux cailles Parlez parlez parlez toujours Nous n'en sommes qu'aux fiançailles Il me souvient de Félicie Que je connu le jour de Pâques Et dont la moniche roussie S'ouvrait en coquille Saint-Jacques De septembre à la fin Avril Il me souvient de Wilhelmine Qu'un Berlinois sodomisait Et dont la rosette violine Etait poivrée tel un oeillet Que perce une guêpe assassine Il me souvient de la doña Qui faisait l'amour en cadence Et dont la figue distilla Un alcool d'une violence Mais je ne vous dit que cela Il me souvient aussi d'Alphine Qui faisait la chaussée d'Antin Sa barbiche était si roussine Qu'on eût dit un feu mal éteint Rallumant le brandon des pines Je me rappelle encor Germaine Dont les revers étaient marqués Par les perpignans de l'Urbaine Arrêtez arrêtez cocher Je décharge comme une reine Mais j'ai perdu Rose et Laurence Les belles au cul étoilé Tuées sans doute par vengeance Dans un petit bal de quartier Réputé pour sa turbulence Guillaume Apollinaire |
Marizibill Dans la Haute-Rue à Cologne Elle allait et venait le soir Offerte à tous en tout mignonne Puis buvait lasse des trottoirs Très tard dans les brasseries borgnes Elle se mettait sur la paille Pour un maquereau roux et rose C'était un juif il sentait l'ail Et l'avait venant de Formose Tirée d'un bordel de Changaï Je connais des gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins Indécis comme feuilles mortes Leurs yeux sont des feux mal éteints Leurs coeurs bougent comme leurs portes Guillaume Apollinaire Julie ou la Rose Ah faites-moi feuille de rose Prenez pitié en mon aveu C'est une langue que veux C'est mon cul que je vous propose Mon cul s'éveille au souvenir D'une inoublible caresse Que m'enseigna une négresse Dans un hôtel rue d'Aboukir* J'avais seize ans et des torsades La noire me jugeant à point Régala mon cul d'un schampooing Plus savoureux qu'une enculade Je porte aujourd'hui les cheveux Roulés en chignon sur la nuque Mais j'aime encore qu'on me trouduque Car j'ai le sphincter très nerveux Et j'ai gardé très peu de hanches Afin de pouvoir exhiber Le tralala le plus bombé Des tralalas que l'on emmanche Et mon anus est pour le doigt Une merveilleuse alliance Mais tu n'es pas bègue commence Par le baiser que tu me dois Je sens que ta langue pénètre Et je décharge O mon joli Dufayel paierait cher peut-être Pour voir ce qu'on fait dans son lit Guillaume Apollinaire |
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Promesse d'un visage J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés, D'où semblent couler des ténèbres ; Tes yeux, quoique très-noirs, m'inspirent des pensers Qui ne sont pas du tout funèbres. Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux, Avec ta crinière élastique, Tes yeux, languissamment, me disent : « Si tu veux, Amant de la muse plastique, Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité, Et tous les goûts que tu professes, Tu pourras constater notre véracité Depuis le nombril jusqu'aux fesses ; Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds, Deux larges médailles de bronze, Et sous un ventre uni, doux comme du velours, Bistré comme la peau d'un bonze, Une riche toison qui, vraiment, est la soeur De cette énorme chevelure, Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur, Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! » Baudelaire |
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Tu
es l’horreur de la nuit
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L'âpre stérilité de votre jouissance Giơ
tay với thử trời cao thấp Je lève
mes bras pour mesurer l'immensité du ciel
Son con est sans
secret, sa vulve est sans mystère, * Je mets mon vit contre ta joue le bout frôle ton oreille lèche mes bourses lentement ta langue est douce comme l'eau ta langue est crue comme une bouchère elle est rouge comme un gigot sa pointe est un coucou criant, mon vit sanglote de salive ton derrière est ma déesse il s'ouvre comme ta bouche je l'adore comme le ciel je le vénère comme un feu je bois dans ta déchirure j'étale tes jambes nues je les ouvre comme un livre où je lis ce qui me tue. C'est en crachant sur ses limites que le plus misérable jouit. Bataille * Je la pris près de la rivière Frederico Garcia Lorca
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Dans
le lit plein ton corps se simplifie |
...Le clitoris
en fleur, que jalousent les roses, La lune
irrite, ô mer ! ton éternel tourment, Henri Cantel |
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Ô touffe élargie, ô beauté instable longtemps contrariée de l'évidence... R. Char |
La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres. S.Mallarmé |
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Sans jouissance rien ne dure, Dieu doit jouir de soi; Sinon son essence comme l'herbe sécherait. Angelus Silesius (XVIIème) |
"Il est très dur de résister "Hildegarde
de Bingen (XIIème) |
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L'affinité des chairs Je ne l'entendais pas, tant je la regardais Par sa robe entr'ouverte, au loin je me perdais, Devinant les dessous et brûlé d'ardeurs folles : Elle se débattait, mais je trouvai ses lèvres ! Ce fut un baiser long comme une éternité Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité Elle se renversa, râlant sous ma caresse ; Sa poitrine oppressée et dure de tendresse Haletait fortement avec de longs sanglots. Sa joie était brûlante et ses yeux demi-clos ; Et nos bouches, et nos sens, nos soupirs se mêlèrent Puis, dans la nuit tranquille où la campagne dort, Un cri d'amour monta, si terrible et si fort Que des oiseaux dans l'ombre effarés s'envolèrent Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers Un lien nous tenait, l'affinité des chairs. Guy de Maupassant (1850 - 1893), |
Les seins de Mnasidika Avec soin, elle ouvrit d'une main sa tunique et me tendit ses seins tièdes et doux, ainsi qu'on offre à la déesse une paire de tourterelles vivantes. 'Aime-les bien', me dit-elle; 'je les aime tant! Ce sont des chéris, des petits enfants. Je m'occupe d'eux quand je suis seule. Je joue avec eux; je leur fais plaisir. Je les lave avec du lait. Je les poudre avec des fleurs. Mes cheveux fins qui les essuient sont chers à leurs petits bouts. Je les caresse en frissonnant. Je les couche dans de la laine. Puisque je n'aurai jamais d'enfants, sois leur nourrisson, mon amour; et, puisqu'ils sont si loin de ma bouche, donne-leur des baisers de ma part. Pierre louys |
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| La
Nuit merveilleuse « Je saisis l’instant, je pénètre hardiment jusqu’au fond du sanctuaire des amours : un cri étouffé m’avertit qu’elle est heureuse ; ses soupirs prolongés m’annoncent qu’elle l’est longtemps ; le mouvement précipité de ses reins dont mes doigts habiles provoquent l’agilité, ne fait que confirmer ce que ses gestes et sa voix m’ont assez indiqué : je redouble d’ardeur et d’audace : un « Ah ! fripon » prononcé en deux temps, mais de cette voix mourante du plaisir qui renaît, double mes forces, mon désir et mon courage ; nos langues s’unissent, se croisent, se collent l’une à l’autre ; nous nous suçons mutuellement ; nos âmes se confondent, se multiplient à chacun de nos baisers ; nous tombons enfin dans ce délicieux anéantissement auquel on ne peut rien comparer que lui-même » Voilà donc notre discrète aristocrate « se repliant comme une anguille qui serait entortillée autour du plaisir, ou bien se livrant à « d’aimables morsures ». « Mouvement rapide des reins », « secousses ravissantes », « langue active qui communique le nectar des dieux », ça n’en finit plus, c’est le genre et, comme d’habitude, vite ennuyeux par trop d’abondance. Relevons quand même : « Troussée à souhait jusqu’au dessus des hanches, Mme de Terville s’était assise sur moi : le contact immédiat de ses formes rondes et potelées secondaient merveilleusement l’action énergique de l’instrument de nos plaisirs. » (Denon?) |
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| Femme
avec laquelle j'ai vécu Femme avec laquelle je vis Femme avec laquelle je vivrai Toujours la même Il te faut un manteau rouge Des gants rouges un masque rouge Et des bas noirs Des raisons des preuves De te voir toute nue Nudité pure ô parure parée Seins ô mon coeur Paul Eluard |
Usée Pile,
fesses endolories Dans
un êève où tu figurais Non
contentes d'une bougie L'art
d'agacer le chat perché |
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Triolets fantaisistes Sidonie a plus d'un amant, C'est une chose bien connue Qu'elle avoue, elle, fièrement. Sidonie a plus d'un amant Parce que, pour elle, être nue Est son plus charmant vêtement. C'est une chose bien connue, Sidonie a plus d'un amant. Elle en prend à ses cheveux blonds Comme, à sa toile, l'araignée Prend les mouches et les frelons. Elle en prend à ses cheveux blonds. Vers sa prunelle ensoleillée Ils volent, pauvres papillons. Comme, à sa toile, l'araignée Elle en prend à ses cheveux blonds. Elle en attrape avec les dents Quand le rire entr'ouvre sa bouche Et dévore les imprudents. Elle en attrape avec les dents. Sa bouche, quand elle se couche, Reste rose et ses dents dedans. Quand le rire entr'ouvre sa bouche Elle en attrape avec les dents. Elle les mène par le nez, Comme fait, dit-on, le crotale Des oiseaux qu'il a fascinés. Elle les mène par le nez. Quand dans une moue elle étale Sa langue à leurs yeux étonnés, Comme fait, dit-on, le crotale Elle les mène par le nez. Sidonie a plus d'un amant, Qu'on le lui reproche ou l'en loue Elle s'en moque également. Sidonie a plus d'un amant. Aussi, jusqu'à ce qu'on la cloue Au sapin de l'enterrement, Qu'on le lui reproche ou l'en loue, Sidoine aura plus d'un amant. Charles Cros |
O femme! ...Pendant que je me tords sur mon axe viril Comme Saint Laurent sur son gril : - O femme! Qui dira la foule involontaire Des pucelles qu'on fait moisir? Qui dira les doigts blancs dont l'effort solitaire Gratte l'écorce du plaisir? Clitoris sans amour des vierges par devoir, Muqueuses en rut, coeurs en peine, C'est pour vous que j'agite et que je fais pleuvoir Ce qui vous manque et qui me gêne. ...Car j'ai votre idéal, si vous avez le mien! Venez. Prenez : c'est votre bien... ... J'ai la liqueur et vous le vase... Vous tendez votre coupe à mes deux échanssons. Moi généreux et vous avide : Fête longue et vins chauds! A nos santés versons Mon trop plein dans votre trop vide ! * Rythme bien ton ardente caresse Au gré de mon balancements, O mon âme... Lentement, Prolongeons l'instant d'ivresse. Là... Vite! Plus longtemps ! Je fonds ! Attends, Oui, je t'adore... Va ! va ! va ! Encore. Ha ! Sire de Chambley
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MYSTICIS UMBRACULIS Elle dormait : son doigt tremblait, sans améthyste Et nu, sous sa chemise, après un soupir triste Il s'arrêta, levant au nombril la batiste. Et son ventre sembla de la neige où serait, Cependant qu'un rayon redore la forêt, Tombé du nid moussu d'un gai chardonneret. Mallarmé |
L'actrice qu'on vint à choisir
Vulve blonde Pierre Louÿs |
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La veuve noire Le deuil c’est bien beau Mais il y a l’envie Devant le tombeau On pense à la vie La dame est en noir Sans lui qu’elle est belle J’aimerais la voir Blanche et naturelle Rien que sa pâleur Vivifiante et fraîche Son corps prometteur Et sa peau de pêche Lâché le mouchoir La culotte blanche Et le voile noir Glissent sur ses hanches Le noir que voila Niché dans la chair N’était jusque là Que pour l’être cher Son derrière rond Fait la connaissance Des mains du second Pour la renaissance Les pleurs ont séché Le rose est venu Sur la peau léchée De la veuve nue Sa
bouche menue |
Les seins de la veuve Superbement blancs Soulignent le noir Ostensiblement O seins dissimulés Des veuves esseulées O seins désespérés Ensemble dressés Pour sortir de la nuit Censurés frémissants Ils souhaitent en secret Toucher un remplaçant Seront-ils resucés Par le ressuscité Ou sur sable au soleil Par un simple immortel Kayreland * Les souvenirs Combien j'ai douce souvenance De nos amours, ô ma Clémence, Ces jours à jamais effacés, J'y pense, Où sont nos coïts insensés Passés ! Te souvient-il lorsque ma pine, Luxurieuse et libertine, Entre tes lèvres se glissant, Coquine Tu me suçais en rougissant Souvent ? Dis-moi, te souvient-il encore De ces caresses que j'adore : Ma langue avide en frémissant Dévore Ton clitoris rose et dardant Son gland. Te souvient-il du tour agile De notre tête-bêche habile, Quand ma langue, du cul au con, Docile, Répondait à ton postillon Mignon ? Te souvient-il de ta soeur Luce Qui me branlottait le prépuce, Tandis que toi, tu lui mettais En puce Ta langue au con et lui faisais Minet ? Oh ! qui nous rendra nos foutries, Nos jouissances, nos orgies ? Oh ! qui nous rendra ces amours Jolies Qui doraient nos nuits et nos jours Toujours ! ? |
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L'anneau
solaire est l'anus Elle
colla sa bouche fraîche à la mienne. Je fus dans un état d'intolérable
joie. * La
transgression n'est pas la négation de l'interdit, |
Je mets mon vit contre ta joue le bout frôle ton oreille lèche mes bourses lentement ta langue est douce comme l'eau ta langue est crue comme une bouchère elle est rouge comme un gigot sa pointe est un coucou criant mon vit sanglote de salive ton derrière est ma déesse il s'ouvre comme ta bouche je l'adore comme le ciel je le vénère comme un feu je bois dans ta déchirure j'étale tes jambes nues je les ouvre comme un livre où je lis ce qui me tue. Georges Bataille |
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| Bouge
doucement, ne bouge pas du tout, mais tiens-moi, Profond, immobile, profond en toi, pendant que glisse le temps, Comme glisse la rivière au-delà des nénuphars, Et que fusionnent et disparaissent les moments voleurs En notre chair mortelle et éternelle. Kenneth Rexroth |
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| Outre
le désir de faire son semblable, qui les attirent naturellement au coït,
les parties de l'homme et de la femme qui sont destinées à la
génération ont été douées d'une chatouilleuse, délectable et
mutuelle démangeaison pour les exciter à cette action, sans quoi il
aurait été impossible à l'homme, cet animal divin né pour la
contemplation des choses célestes, de se joindre à la femme. Pourrait-il
s'y résoudre, s'il considérait qu'il lui faut loger ce membre qu'il
chérit tant à un doigt prés d'un si puant retrait qu'est l'anus ?
Mairiceau (1668)
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On
ne voit pas en quoi l'érotisme pourrait être nuisible pour l'entourage,
ou menaçant pour les institutions, sa pratique n'ayant pour objet que de
retirer la quintessence des joies de l'amour et de les faire partager. En
cela, elle se définit comme un comportement altruiste;
La Motte-Houdar |
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Qui caressent le soir les grands lacs transparents Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières Comme des chariots ou des socs déchirants; Baudelaire
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| ...ils
(Emile et Sophie) sont dans le plus charmant délire qu'aient
jamais éprouvé des âmes humaines. Leurs privations même ajoutent à
leur bonheur, et les honorent à leurs propres yeux de leurs sacrifices.
Hommes sensuels ! corps sans âmes, ils connaîtront un jour vos plaisirs,
et regretteront toute leur vie l'heureux temps où ils ce sont refusés !
Rousseau |
En
me levant en hâte, je saisis une main qu'elle me tendait, et j'y
appliquai deux baisers brûlants, au second desquels je sentis cette
charmante main se pressait un peu contre mes lèvres. De mes jours je
n'eus un si doux moment : mais l'occasion que j'avais perdue ne revint
plus, et nos jeunes amours en restèrent là.
Rousseau (Les confessions) |
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| Des
moyens pour s'aider lors de relation sexuelle (vu sur le net!) -Appliquer un sac chaud ou froid sur la région pelvienne avant et après une relation sexuelle. Certains patients obtiennent un soulagement efficace en prenant un bain chaud avant et/ou après la relation afin de soulager la douleur. -Expérimenter différentes positions. Soyez créatifs. Il n’y a pas de « façon correcte » de faire l’amour - les possibilités sont nombreuses. Certaines femmes souffrant de CI décrivent la position du missionnaire comme étant la position la plus inconfortable. Surtout, prenez votre temps. Des gestes brusques et vigoureux causent davantage de douleurs pendant et après l’acte sexuel que de tendres caresses et des mouvements empreints de douceur. Cependant, lentement ne veut pas dire longtemps. Certains patients souffrant de CI témoignent que le fait de réduire le temps accordé à l’activité sexuelle peut diminuer les effets indésirables et douloureux. -Expérimenter des alternatives à la pénétration et faites de cela une partie de votre rituel sexuel. Il y a beaucoup plus à apprécier que la simple pénétration. De doux massages, des caresses, la masturbation mutuelle et les pratiques bucco-génitales peuvent être très satisfaisants. -Familiarisez-vous à l’usage d’un vibromasseur. Certains patients affirment que les vibrations contribuent à réduire les sensations de douleur et leur permet d’atteindre plus rapidement l’orgasme tout en diminuant les risques d’irritations. -Expérimenter l’érotisme. L’érotisme prend différentes formes de nos jours et si les films érotiques ne sont pas de votre genre, essayer la lecture en prose ou des poèmes érotiques, dont vous pouvez vous faire la lecture à haute voix. Ce moyen peut devenir une façon de communiquer vos besoins sexuels. Essayer d’écrire des poèmes amoureux, l’un pour l’autre, et dissimulez-les dans des endroits discrets propices à être découverts par l’être cher.... |