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(quatrains très anciens...) Sous l'immense ciel de Provence Vertigineuse Voie Lactée Chemin que voit depuis l'enfance Toutes
les nuits l'Humanité *
Les
larmes sont des mots noyés Enfouies
au fond de nos cœurs Le bruit des abeilles Dans le romarin Couvre le refrain Des voitures au loin !
* J'ai perdu dans le vignoble Ma tristesse et mon ennui Pas besoin de cépage noble Pour
redonner goût à la vie * Lorsque l'on a fini son verre D'un seul coup ou en plusieurs fois On sait ce qui nous reste à faire Fixer le reflet qu'il renvoie!
* Bien au dessus des migrateurs Le long courrier laisse sa trace Cent mille ans entre ces voleurs A qui appartient l’espace
*
Lilas aux sensuelles senteurs, Jouissance et accoutumance, Pour éviter la dépendance La pluie a volé ton odeur !
* Il l'attend depuis si longtemps Voici enfin le mauvais temps Torse nu et cornes en avant L'escargot glisse en salivant.
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Au milieu des vignes Un cabanon vide Tombeau anonyme D’un bonheur limpide
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Le thé est servi La pluie tombe doucement La terre boit lentement Tout revit
* La haute tension pilonne Toutes les crêtes couronnées, Calvaires et croix sont posés Pour le fer d’une couronne !
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Au passage du col du Vent S’agitent deux rubans flottants, Ils forment un V triomphant, Les oies sauvages volent au vent
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Un mas en haute Provence
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Lourd silence blanc Émoi du levant Dans l’aube endormie Heureux
d’être en vie * Gentille analyse Je me croyais mort La vie est exquise J'ai des anti-corps.
* Qui peuvent inonder tes yeux Les deux ensemble me désarment Un seul peut me rendre heureux !
* Au cœur de l’été Le ciel rouge et noir Criminalité ! *
La chaleur nous a réveillé, Le soleil dore tes cheveux, Un sourire les yeux fermés, Ca
suffirait pour être heureux ! *
Le bonheur que l’on imagine, Pourquoi toujours tout compliquer, Si l’on garde l’âme enfantine Sera déjà un bonheur vrai !
* Quelle est la vérité profonde Quels sentiments mènent nos vies L'envie pour le pauvre monde Et pour bien des autres l'ennui.
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Ton visage sans un sourire Est comme une boite fermée Ce couvercle il me faut l’ouvrir Pour y percer tous tes secrets
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Le poète dit que les fleurs Sont les mots que la terre prononce, Quand je vois ses phrases en couleurs Je sais que le bonheur s’annonce !
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Quand tu souris sans que je sache Pour quel bonheur, quelle rêverie, C’est cet inconnu qui m’attache Inutile comme la vie !
* Chaque fois que vient le printemps On dit que naît l’allégresse, Mais si l’amour vient entre temps Même l’hiver sera tendresse !
* L'amour
qui vient dans le silence *
Depuis si longtemps je dors Quand me réveillerais-je Serais-je déjà mort Va finis ton rêve Vis *
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