Accueil Poèmes 2    

(quatrains très anciens...)

Juste un quatrain pour Catherine
L’amour doit-être réparti
Tout le reste je le destine
A son double à ma Cathy

*

 Arrive un temps plein d’espérance
Il est en moi il est partout
Enfin j’ai fait la connaissance
De celle qui enjolive tout

*

Sous l'immense ciel de Provence

Vertigineuse Voie Lactée

Chemin que voit depuis l'enfance

Toutes les nuits l'Humanité

*

 Les larmes sont des mots noyés
Vocabulaire universel
La vie écrite en pointillés
Avec l’encre d’eau et de sel
 

Enfouies au fond de nos cœurs 
Toutes les joies de l’existence
Nous préférons revoir les pleurs
Car le réservoir est immense

*

Le bruit des abeilles

Dans le romarin

Couvre le refrain

Des voitures au loin !

 

*

J'ai perdu dans le vignoble

Ma tristesse et mon ennui

Pas besoin de cépage noble

Pour redonner goût à la vie

*

Lorsque l'on a fini son verre 

D'un seul coup ou en plusieurs fois

On sait ce qui nous reste à faire

Fixer le reflet qu'il renvoie!

 

*

Bien au dessus des migrateurs

Le long courrier laisse sa trace 

Cent mille ans entre ces voleurs 

A qui appartient l’espace 

 

*

 

Lilas aux sensuelles senteurs,

Jouissance et accoutumance,

Pour éviter la dépendance

La pluie a volé ton odeur !

 

*

Il l'attend depuis si longtemps

Voici enfin le mauvais temps

Torse nu et cornes en avant

L'escargot glisse en salivant.

 

*

Au milieu des vignes

Un cabanon vide

Tombeau anonyme

D’un bonheur limpide 

 

*

 

Le thé est servi

La pluie tombe doucement

La terre boit lentement

Tout revit 

 

*

La haute tension pilonne

Toutes les crêtes couronnées,

Calvaires et croix sont posés

Pour le fer d’une couronne !

 

*

 

Au passage du col du Vent

S’agitent deux rubans flottants,

Ils forment un V triomphant,

Les oies sauvages volent au vent

 

*

 

 

Un mas en haute Provence


Sans mûrier noir et sans tilleuls


Ressemble un peu à une enfance


Que n'éclaire pas les aïeuls

 

 


Quand nous voyons ce que nous sommes
Nous recherchons en nous la femme
Qui sommeille au cœur de l’homme
Comme dans la forêt la flamme

*
La jeune fille aux longues nattes
Seul son sourire m’a parlé
Je me souviens de cette date
Où le bonheur m’a effleuré

Lourd silence blanc

Émoi du levant

Dans l’aube endormie

Heureux d’être en vie 

*

Gentille analyse

Je me croyais mort

La vie est exquise

J'ai des anti-corps.

 

*


De ton sourire et de tes larmes

Qui peuvent inonder tes yeux

Les deux ensemble me désarment

Un seul peut me rendre heureux !

 

*


Éclats dans le soir

Au cœur de l’été

Le ciel rouge et noir

Criminalité !

*

 

La chaleur nous a réveillé,

Le soleil dore tes cheveux,

Un sourire les yeux fermés,

Ca suffirait pour être heureux !

*

 

Le bonheur que l’on imagine,

Pourquoi toujours tout compliquer,

Si l’on garde l’âme enfantine

Sera déjà un bonheur vrai !

 

*

Quelle est la vérité profonde

Quels sentiments mènent nos vies

L'envie pour le pauvre monde 

Et pour bien des autres l'ennui.

 

*

 

Ton visage sans un sourire

Est comme une boite fermée

Ce couvercle il me faut l’ouvrir

Pour y percer tous tes secrets 

 

*

 

Le poète dit que les fleurs

Sont les mots que la terre prononce,

Quand je vois ses phrases en couleurs

Je sais que le bonheur s’annonce !

 

*

 

Quand tu souris sans que je sache

Pour quel bonheur, quelle rêverie,

C’est cet inconnu qui m’attache

Inutile comme la vie !

 

*

Chaque fois que vient le printemps

On dit que naît l’allégresse,

Mais si l’amour vient entre temps

Même l’hiver sera tendresse !

 

*

L'amour qui vient dans le silence
Noyé de frissons savoureux
Nous avons senti sa présence
A l'odeur suave des amoureux

*

 

Depuis  si longtemps je dors

Quand me  réveillerais-je

Serais-je déjà mort

Va finis ton rêve

Vis

*